Histoire et description de la 040 DFB ou Brigadelok


Cette page fait le point sur ce que nous savons de cette locomotive. Des mises à jour pourront avoir lieu au gré de nos découvertes. Si vous disposez d'informations spécifiques à cette loco, merci de nous contacter.
   This page gathers all we know about this locomotive. Updates would happen according to our discoveries. If you have specific informations about this locomotive, please contact us.

1 l'Histoire de la loco 040 DFB - The 080 Brigadelok history


Pendant la première guerre mondiale, les belligérants des deux camps utilisèrent des voies ferrées à écartement de 60 cm.
Notre 040 DFB construite en 1917 à Berlin par les usines Henschel, ravitailla l'armée allemande en hommes, munitions et artillerie légère. DFB signifie Deutsche FeldBahn, chemin de fer de campagne. Cette désignation n'est utilisée qu'en France, partout ailleurs cette série de locos est appelée "Brigadelok", environ 2500 exemplaires furent construits.
   During the first world war, belligerents on both sides used 60cm gauge railways.
Our 080 DFB, built in 1917 in Berlin by the Henschel factories, supplied the german army with troops, ammunitions and light artillery. DFB stands for Deutsche FeldBahn, field railways. This designation is only used in France, everywhere else, this series of locos is called "Brigadelok", approximatively 2.500 units were built.

A la fin du conflit, elle fut réquisitionnée par l'armée française et affectée à l'usine de céramique de Decize dans la Nièvre jusque dans les années 60 : un demi-siècle de traction vapeur au service de l'industrie française!
L'usine a été créée en 1897 par Joseph Boigues qui avait alors 22 ans.
Le site internet "L'industrie extractive en Bourgogne" décrit et illustre bien ce qu'il reste de cette usine:
"Joseph Boigues installe entre 1924 et 1927 une salle des machines très performante.
A la suite de la crise économique des années 1936-1937, l’Usine Céramique de Decize (UCD) s’est trouvée en concurrence avec les entreprises de Beauvais, d’Auneuil et de Paray-le-Monial. Lors de l’occupation, l’usine a été quelque temps au service des Allemands.
En 1942, Joseph Boigues s’est associé avec Henri Ménard afin de relancer la production."

   At the end of the conflict, she was requisited by the french army and assigned to the ceramic factory of Décize in the Nièvre area, untill the 60's: half a century of steam traction at the service of french industry !
This factory has been created in 1897 by Joseph Boigues, aged 22.
The website "L'industrie extractive en Bourgogne" describes and illustrates what remains of this factory:
"Joseph Boigues installs between 1924 and 1927 a very performant machine room.
After the economic crisis of the 1936-1937 years, the "Usine Céramique de Décize" (UCD) was in comptition with compamies from Beauvais, Auneuil and Paray-Le-Monial. During the occupation, the factory served the Germans for some times.
In 1942, Joseph Boigues associated with Henri Ménard to relaunch production".

Sur la photo suivante on peut apercevoir une machine à vapeur (peut-être la 040) au sein de l'UCD:
On the following picture, we can see a steam machine (maybe the 080) inside the UCD:



Le déplacement de la locomotive vers la Guette est visualisé sur la carte suivante:
   Moving of the locomotive towards La Guette is shown here under:



La locomotive a été sauvegardée à l'ancienne gare de la Guette (près de Saulieu) qui était devenue un relais routier tenu par M. Péchiné.
   The locomotive has been saved in the former station of La Guette (near Saulieu), which had become a truck stop managed by Mr Péchiné.
Photos prises en 1961

Photos taken in 1961
En 1966 (le n° 1060 du 04/09/1966), la magazine "La Vie du Rail" a publié un article qui décrit la machine ainsi:
"La machine, pour voie de 60, d'origine allemande, est à quatre essieux. Elle provient de l'usine de céramique Boigues de Decize (Nièvre), où elle avait remorqué, pendant de nombreuses années, des trains de produits réfractaires entre cette usine et la gare SNCF distante d'environ 3km." 
   In 1966 the magazine "La Vie du Rail" (#1060 issued sept 4th 1966), had published an article describing the machine:
"Tha machine, of 60cm gauge, of german build, has four axles. She comes from the Usine Céramique de Décize (Nièvre), where it towed for numerous years, trains of refractory products between this factory and the SNCF station, 3km away".


Le restaurant existe toujours et s'appelle "Le Petit Train". Sur la carte du menu, on peut voir la 040 avec le wagon plat (qui servait était chargé d'un énorme tronc d'arbre des forêts du Morvan) et deux voitures voyageurs.
   The restaurant still exists and is named "Le Petit Train" (the little train). On the menu, we can see the 080 with the flat wagon (which was loaded with an enormous timber form the Morvan forest), and two passengers coaches.

La locomotive a été restaurée à Bologne (près de Chaumont), par une petite équipe de bénévoles.
   The locomotive has been restored in Bologne (near Chaumont), by a small team of volunteers.

La locomotive se rapproche de sa première affectation en allant au Creusot.
   The locomotive gets back closer to its first assignment going to Le Creusot.

Le Chemin de Fer du Creusot (CFC) en a fait l'acquisition en 1994, elle fut baptisée "La Barraquoise" le 14 Juillet 1994 (le réseau du CFC surplombant un vieux quartier du Creusot dénommé "Les Baraques").
Elle effectue un bon service jusqu'à son arrêt le 26 Février 2002.
Ci-dessous une photo de la locomotive au parc des Combes (voir site du parc ici)
   The Railway of Le Creusot (CFC) bought it in 1994, she was christened "La Barrquoise" on the 14th of july 1994 (The Creusot railway overhangs an old borough of Le Creusot named "Les Barraques"
She does a good service untill its stop on the 26th february 2002.
Here under, a photo of the locomotive at the Parc des Combes (website here)


Le 04 Juin 2014, la locomotive arrive à Rillé (CFR) en Touraine.
   On the 4th of june 2014, the locomotive arrives at Rillé (CFR), in the Touraine region.



2 Descriptif de la loco - Description of the loco


La locomotive à vapeur 040 DFB comprend:
   The 080 Brigadelok locomotive includes:

- Une chaudière a foyer acier (d'origine) à chauffe au charbon pour la production de vapeur, construite par Schwartzkopff à Berlin.
   A boiler with its original steel firebox, heated with coal for steam production, built by Schwartzkopff in Berlin.

- Un moteur à vapeur de deux cylindres attaquant directement sur les 4 essieux reliés entre eux par des bielles d'accouplement. La pression de la vapeur dans les cylindres se dose avec le régulateur.
   A steam engine with two cylinders in direct drive of 4 axles linked by coupling rods. The steam pressure in the cylinders is set by the regulator.

- Un injecteur en charge, côté mécanicien, pour alimenter la chaudière en eau. L'injecteur côté chauffeur est manquant, il était remplacé par une pompe à vapeur, manquante également.
   An in-charge injector on the driver's side, to feed the boiler with water. The fireman's side injector is missing, it was replaced by a steam pump, missing too.

- Une soute à charbon et deux caisses à eau pour assurer l'autonomie de la machine pendant le voyage. La soute à charbon comporte une petite rehausse pour augmenter sa capacité de quelques pelletées.
   A coal storage and two water tanks to give some autonomy to the machine while running. The coal storage has a little extension to rise its capacity about a few shovels.


Caractéristiques techniques - Characteristics :

- pression maximum d'origine: 15 bars, retimbrée à 9 bars au Creusot, actuellement en chute de timbre.
   Maximum original pressure: 15 bar, requalified at 9 bar at Le Creusot, currently out of commission.
- Longueur totale - Total length: 5.98m
- Hauteur totale - Total height: 2.90m
- Poids à vide - Weight empty: 9.6 tonnes
- Poids en service - Weight on duty: 12 tonnes
- Puissance - Power: 50 à 60 cv - hp

La loco n'a plus ses plaques constructeur d'origine et est dépourvue des options courantes comme le pare-escarbille ou le support de tuyau d'aspiration et son éjecteur de pompage. Aucun système d'éclairage ne subsiste.

De type 040T, elle est équipée de soutes à eau et charbon de part et d'autre de la chaudière mais pas de tender. Sur ses 4 essieux, les deux extrêmes sont pivotants pour mieux s'inscrire dans les courbes, grâce au système Klien-Lindner.

   The loco has lost its original manufacturer plates and is devoid of the usual options like the sparkle arrester or the suction hose stand and its pumping ejector. There is no more lighting device left.
Of the 080T type, she has water tanks on both sides and a coal storage, but no tender. Among the 4 axles, the two extreme ones are pivoting to best follow the track curves, thanks to the Klien-Lindner system.

Aucun commentaire: